"For those in peril on the sea"
04/oct./08 01:43 PM Filed in: trop tôt
Puisque je suis incapable de trouver les mots, je serai
brève:
« Au revoir Seb, je n’arrive toujours pas à y croire. »
Sébastien « Largo » Lhéritier
Pilote Super Etendard Modernisé - Landivisiau
Solo Display
Pote
« Au revoir Seb, je n’arrive toujours pas à y croire. »
Sébastien « Largo » Lhéritier
Pilote Super Etendard Modernisé - Landivisiau
Solo Display
Pote
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Pour l'ELA
01/oct./08 08:17 PM
Ninja, le Solo Display 2008 qui fait ses adieux aux
meetings, met en vente sa combinaison de vol en vol
avec les patches pour le bénéfice de l’association
ELA (leucodystrophie).
N’hésitez pas à enchérir!
cliquez sur l’image pour accéder à l’enchère
Beau geste de ces messieurs
cliquez sur l’image pour accéder à l’enchère
Beau geste de ces messieurs
Yves Rossi renonce à la traversée
25/sept./08 01:56 PM Filed in: information
Yves Rossi, le « Jetman » qui vole avec une
aile sur le dos, devait traverser la Manche avec son
engin volant aujourd’hui.
Dans la droite lignée des aviateurs aventuriers de la grande époque.
Un incertitude météo lui a fait choisir le plancher des vaches et reporter son vol.
Devant la pression médiatique, les reportages en directs de l’évènement et les personnalités présentes, il a su se fier à la raison et prendre une vraie décision d’aviateur conscient que la sécurité prime sur l’actualité.
Un bien bel exemple d’assurance et de lucidité.
Chapeau et tout le meilleur pour la prochaine tentative.
Note: a y est! Il a réussi!
Dans la droite lignée des aviateurs aventuriers de la grande époque.
Un incertitude météo lui a fait choisir le plancher des vaches et reporter son vol.
Devant la pression médiatique, les reportages en directs de l’évènement et les personnalités présentes, il a su se fier à la raison et prendre une vraie décision d’aviateur conscient que la sécurité prime sur l’actualité.
Un bien bel exemple d’assurance et de lucidité.
Chapeau et tout le meilleur pour la prochaine tentative.
Note: a y est! Il a réussi!
Changement chez les Breitling
03/sept./08 09:59 PM Filed in: Patrouille/Solo
Display
"Chute de 8000 m d'un avion de Ryanair"
27/août/08 10:46 AM Filed in: information
Alors maintenant, ça
suffit!
Je sais, le compte des catastrophes aériennes s’est avéré moins élevé cet été que d’autres années (mes excuses pour ceux qui ont été touché, pour eux, c’est toujours une de trop) et les médias sont en mal de scoops effrayants à se mettre sous la dent.
Pas de rotweiller enragé courant les rues, pas de scandale pédophile mis à jour, il faut bien trouver quelque chose....
Entre en scène Madame Dépressurisation!
Sympa, ça! Ca fait délicieusement peur, ça fait tomber les masques à oxygène et ça fait crier les passagers qui sont encore là après pour témoigner.
Si je râle un peu, c’est d’entendre le ramassis de sottises qu’on nous sert à ce sujet.
Petit rappel:
Pour voler en haute altitude, où l’air est raréfié en oxygène (terme incorrect mais bon) et la pression moindre, il faut pressuriser les cabines des avions. Sans cela, tout le monde tomberait dans les pommes, pilotes inclus, je vous laisse imaginer (cas du vol de la compagnie grecque il y a quelques temps).
On se retrouve donc avec une cabine gonflée à bloc en comparaison avec l’atmosphère extérieure à l’avion.
Il peut y avoir 3 types de dépressurisations:
- La dépressurisation explosive
- La dépressurisation rapide
- La dépressurisation lente
Dans la version explosive, il n’y a malheureusement pas lieu d’être optimiste. L’explosion délabre en général trop l’avion pour permettre une poursuite du vol. Très rare.
La dépressurisation rapide est le cas rencontré récemment (Qantas, Ryanair): l’intérieur de l’avion communique soudain avec l’extérieur ce qui conduit à une ré-équilibration brusque des pressions.
S’ensuit une baisse brutale de l’oxygène disponible au point de perdre connaissance (d’où les masques qui tombent), une baisse de température, un brouillard (phénomènes météo normaux) et de terribles douleurs ORL.
Les pilotes ont des masques à oxygène plus perfectionnés que pour les passagers leur permettant de rester lucide pour les manœuvres à effectuer.
La procédure est très simple: comme on ne peut pas vivre à une telle altitude, il faut très vite descendre à un niveau de vol compatible avec le maintien de la conscience.
C’est la descente d’urgence. Il est normal de faire un « piqué » de 6000 ou 8000m pour se retrouver aux environs de 2500m d’altitude (si vous allez en montagne, vous remarquez qu’à 2500m vous êtes encore vivant... normalement).
Et c’est là que je me fâche.
On lit dans les journaux que l’avion a « chuté », c’est archi-faux!!! Il est descendu, sous contrôle, très vite.
Quand on lit « le pilote a eu le bon réflexe », je bondis à nouveau! Il n’a pas eu « le bon réflexe », il a appliqué la procédure pour laquelle il a été entraîné depuis son entrée dans la compagnie. Ca ne retire rien au fait que la travail ait été bien fait mais il n’y a pas eu de facteur chance....
Dernier cas, la dépressurisation lente est due à une panne d’un des compresseurs qui entretient la pressurisation. Elle passe généralement inaperçue pour les passagers hormis les oreilles qui chatouillent un peu. Elle ne compromet pas la suite du vol.
Voilà, c’était juste un petit coup de gueule à force d’entendre nombre d’idioties à la télé.
Dernière en date: la « sortie » de piste de l’avion d’Air France à Montréal... En fait, c’est la roulette de nez qui est allée dans le gazon...
La vérité est ailleurs.
Je sais, le compte des catastrophes aériennes s’est avéré moins élevé cet été que d’autres années (mes excuses pour ceux qui ont été touché, pour eux, c’est toujours une de trop) et les médias sont en mal de scoops effrayants à se mettre sous la dent.
Pas de rotweiller enragé courant les rues, pas de scandale pédophile mis à jour, il faut bien trouver quelque chose....
Entre en scène Madame Dépressurisation!
Sympa, ça! Ca fait délicieusement peur, ça fait tomber les masques à oxygène et ça fait crier les passagers qui sont encore là après pour témoigner.
Si je râle un peu, c’est d’entendre le ramassis de sottises qu’on nous sert à ce sujet.
Petit rappel:
Pour voler en haute altitude, où l’air est raréfié en oxygène (terme incorrect mais bon) et la pression moindre, il faut pressuriser les cabines des avions. Sans cela, tout le monde tomberait dans les pommes, pilotes inclus, je vous laisse imaginer (cas du vol de la compagnie grecque il y a quelques temps).
On se retrouve donc avec une cabine gonflée à bloc en comparaison avec l’atmosphère extérieure à l’avion.
Il peut y avoir 3 types de dépressurisations:
- La dépressurisation explosive
- La dépressurisation rapide
- La dépressurisation lente
Dans la version explosive, il n’y a malheureusement pas lieu d’être optimiste. L’explosion délabre en général trop l’avion pour permettre une poursuite du vol. Très rare.
La dépressurisation rapide est le cas rencontré récemment (Qantas, Ryanair): l’intérieur de l’avion communique soudain avec l’extérieur ce qui conduit à une ré-équilibration brusque des pressions.
S’ensuit une baisse brutale de l’oxygène disponible au point de perdre connaissance (d’où les masques qui tombent), une baisse de température, un brouillard (phénomènes météo normaux) et de terribles douleurs ORL.
Les pilotes ont des masques à oxygène plus perfectionnés que pour les passagers leur permettant de rester lucide pour les manœuvres à effectuer.
La procédure est très simple: comme on ne peut pas vivre à une telle altitude, il faut très vite descendre à un niveau de vol compatible avec le maintien de la conscience.
C’est la descente d’urgence. Il est normal de faire un « piqué » de 6000 ou 8000m pour se retrouver aux environs de 2500m d’altitude (si vous allez en montagne, vous remarquez qu’à 2500m vous êtes encore vivant... normalement).
Et c’est là que je me fâche.
On lit dans les journaux que l’avion a « chuté », c’est archi-faux!!! Il est descendu, sous contrôle, très vite.
Quand on lit « le pilote a eu le bon réflexe », je bondis à nouveau! Il n’a pas eu « le bon réflexe », il a appliqué la procédure pour laquelle il a été entraîné depuis son entrée dans la compagnie. Ca ne retire rien au fait que la travail ait été bien fait mais il n’y a pas eu de facteur chance....
Dernier cas, la dépressurisation lente est due à une panne d’un des compresseurs qui entretient la pressurisation. Elle passe généralement inaperçue pour les passagers hormis les oreilles qui chatouillent un peu. Elle ne compromet pas la suite du vol.
Voilà, c’était juste un petit coup de gueule à force d’entendre nombre d’idioties à la télé.
Dernière en date: la « sortie » de piste de l’avion d’Air France à Montréal... En fait, c’est la roulette de nez qui est allée dans le gazon...
La vérité est ailleurs.